Les banques centrales ont ajusté leur politique monétaire conformément aux attentes. La BCE a maintenu ses taux inchangés, tandis que la Fed a procédé à une baisse de 25 points de base, tout en adoptant un discours plus réservé quant à de nouvelles baisses à venir. Les taux souverains ont globalement reculé des deux côtés de l’Atlantique, soutenant les marchés financiers. Les actions ont progressé de plus de 2% et le segment High Yield est resté positif : +0,20% aux US et +0,09% en zone Euro, en devise locale. Cette dynamique a été portée par la détente des taux et le portage, malgré un léger élargissement des primes de risque. La volatilité s’est accrue au cours du mois, dans un contexte international marqué par des tensions géopolitiques, avant un retour au calme en fin de période.
Notre stratégie High Yield
Au cours du mois d’octobre, les politiques monétaires ont évolué conformément aux anticipations du marché. La Banque Centrale Européenne a maintenu ses taux directeurs inchangés, soulignant le retour de l’inflation à son objectif de 2 % et la résilience de l’économie de la zone euro. Néanmoins, l’institution a réaffirmé sa posture prudente face aux incertitudes économiques persistantes. Outre-Atlantique, la Réserve Fédérale américaine a procédé à une baisse de 25 points de base (bp) de ses taux directeurs, motivée par le ralentissement du marché de l’emploi et les incertitudes accrues liées au shutdown gouvernemental, le plus long jamais enregistré dans l’histoire des États-Unis. Si cette décision était largement anticipée, le discours du président Powell a surpris les marchés : il a indiqué qu’une nouvelle baisse de taux en décembre n’était en rien acquise, faisant chuter la probabilité implicite d’un nouvel assouplissement de 100 % à 60 %.
Les taux souverains ont réagi favorablement à ces annonces. En zone euro, le taux à 2 ans allemand a reculé de 5 points de base, tandis que les maturités à 5 et 10 ans ont baissé de 8 points de base. Une dynamique similaire s’est observée aux États-Unis, avec des replis respectifs de 3, 5 et 7 points de base sur les échéances à 2, 5 et 10 ans. Les marchés financiers ont enregistré des performances globalement positives sur le mois. Les actions ont progressé de plus de 2 %, et le segment High Yield a terminé en territoire positif (+0,20 % pour le HY US en devise locale, +0,09 % pour le HY Euro). Cette performance a été principalement soutenue par la baisse des taux souverains et le portage, bien que les primes de risque se soient légèrement écartées (+9 pb en Europe, +14 pb aux États-Unis). La surperformance du marché américain s’explique par un portage plus élevé ; toutefois, une fois ajustée du coût de couverture entre l’USD et l’Euro, la performance du HY US exprimée en euro tombe à +0,01 % sur le mois. La volatilité s’est accrue en octobre, alimentée par des tensions géopolitiques entre la Chine et les États-Unis, avant de s’atténuer à la suite d’une rencontre jugée constructive entre Donald Trump et Xi Jinping.
Après plusieurs mois de compression des primes de risque, le mois d’octobre a marqué une décompression sur l’ensemble du spectre du crédit. Le segment BB a été relativement plus résilient que le B, lui-même moins affecté que le CCC, illustrant la hiérarchisation du risque.
Dans ce cadre, nous maintenons un positionnement mesuré sur nos portefeuilles. Notre duration demeure supérieure à celle du marché, et bien que notre niveau de prime de risque ait été relevé, il reste inférieur à celui du marché. Cette hausse a été compensée par un renforcement de notre couverture via l’iTraxx Crossover. Nous sommes restés actifs sur le marché primaire, ce qui explique en grande partie l’augmentation du niveau de spread des portefeuilles. Nous continuons de trouver des opportunités intéressantes sur le segment B euro, notamment pour les fonds à échéance.