Le début d’année s’est révélé porteur pour les actifs risqués. Les grands indices actions affichent des progressions comprises entre 1,5 % et 5,5 %, tandis que le marché du crédit termine également le mois en territoire positif. Le segment High Yield se distingue avec des performances de +0,33 % aux États-Unis et +0,68 % en Europe. Janvier a également été marqué par la nomination de Kevin Warsh, appelé à succéder à Jerome Powell à la tête de la Réserve fédérale. Parallèlement, l’activité du marché primaire a été particulièrement dense, avec des émissions très bien absorbées malgré un contexte géopolitique tendu, notamment autour de l’Iran et les menaces répétées de nouveaux tarifs douaniers par Donald Trump. Les fondamentaux des émetteurs High Yield demeurent solides, et les facteurs techniques restent favorables, soutenus par une demande toujours robuste pour cette classe d’actifs.

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Le crédit reste bien orienté en ce début d’année

Notre stratégie High Yield

L’année 2026 a débuté avec un événement majeur du côté des banques centrales : la nomination de
Kevin Warsh à la tête de la Réserve fédérale, sous réserve de confirmation par le Sénat au printemps.
Ancien gouverneur de la Fed entre 2006 et 2011, Warsh s’était distingué par son rôle central durant la crise financière, notamment dans la conception et la mise en œuvre des programmes d’urgence destinés à stabiliser les marchés de crédit. Plus récemment, il s’est prononcé en faveur de baisses de taux supplémentaires, malgré un positionnement historiquement plutôt « hawkish ». Il est particulièrement attentif aux risques inflationnistes et est très prudent dans l’usage des outils non-conventionnels. Il plaide d’ailleurs pour une réduction du bilan de la FED. Rassuré par le profil du futur président de la FED, le marché a bien reçu sa nomination considérant que l’indépendance de l’institution devrait être respectée. À la suite de l’annonce, les taux courts américains se sont légèrement détendus, même si, sur l’ensemble du mois, les taux souverains américains se sont inscrits en hausse, entraînant une pentification modérée de la courbe
(+5 bps sur le 2 ans, +6 bps sur le 5 ans, +7 bps sur le 10 ans). En Europe, la dynamique a été différente : le renforcement de l’euro qui a brièvement touché 1,20 contre dollar a contribué à une légère détente des taux, avec un mouvement homogène d’environ 3 bps sur les principales maturités.


Dans cet environnement, les actifs risqués ont démarré 2026 à un rythme soutenu, malgré un contexte géopolitique agité. Les tensions entre les États Unis et l’Iran, ainsi que la menace rapidement dissipée d’une nouvelle vague de tarifs douaniers américains envers certains pays européens, n’ont pas entamé l’appétit des investisseurs. Le marché High Yield a enregistré des performances positives sur les deux continents. Aux États Unis, la performance a été principalement portée par le portage, les taux souverains ayant pesé négativement et les primes de risque étant restées stables. En Europe, la dynamique a été plus favorable : portage, évolution des taux et resserrement des primes de risque (-7 bps) ont tous contribué positivement à la performance.


Malgré des primes de risque proches de leurs plus bas historiques, la classe d’actifs continue d’attirer des flux importants. Les rendements absolus demeurent attractifs, ce qui maintient un soutien technique robuste, même dans un marché primaire particulièrement actif en début d’année. En janvier, le marché du crédit Investment Grade et High Yield confondus a enregistré un volume d’émissions proche des niveaux records pour un mois de janvier. Cette abondance d’offre a été absorbée sans difficulté. Les primes d’émission ont même poursuivi leur mouvement de compression, atteignant quasiment zéro sur plusieurs transactions, illustrant à quel point la demande reste solide dans un environnement de spreads serrés.Les facteurs techniques n’expliquent toutefois pas à eux seuls la bonne tenue du marché. La solidité des fondamentaux des entreprises, les taux de défaut contenus et la bonne résistance de la croissance économique constituent autant de soutiens structurels. 


L’activité a été particulièrement soutenue au sein de nos portefeuilles. Nous avons profité des nombreuses opportunités offertes par le primaire pour améliorer le couple rendement/risque de nos fonds. La duration a été légèrement augmentée, tandis que la sous exposition aux spreads a été réduite. Nous avons également diminué notre sous pondération au marché High Yield américain. Malgré ces ajustements, nous restons vigilants compte tenu du niveau compressé des primes de risque.